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L'expérience du CCIMCAT

Le CCIMCAT est une institution privée de promotion sociale et de développement, sans but lucratif, qui travaille dans la région bolivienne depuis 1986.

Cependant , elle n'a pas commencé ses activités comme une Organisation Non Gouvernementales (ONG), mais plutôt comme une iniciative de leaders «campesinas» (paysannes) afin de créer un espace de réflexion, d'habilitation et d'exercice au sujet de thèmes politiques et sociaux pour la région rurale bolivienne.

Pour le meilleur et pour le pire, nous pouvons dire que durant tout ce temps nous avons tenté d'ouvrir des brèches et des barrières qui nous paraissaient difficiles à surmonter.  Notre force de volonté et notre persévérance nous ont aidé à poursuivre de l'avant : le défi de voir les femmes prendre la parole, de les voir exprimer leurs pensées et de faire sentir leur présence.

À quelques moments, je crois que nous étions aventurières. Lorsque nous avons commencé, nous ne comptions pas sur des moyens pour faciliter notre travail, ni sur l'aide de professionels pour nous conseiller dans notre proposition.  Dans la ville, nous n'avions pas de bureau et dans la campagne nous n'avions pas de lieux sûrs où aller, ni camionette pour nous transporter.  Pour aller dans les communautés, il fallait marcher des heures et des heures, en d'autres opportunités nous nous déplacions avec des ânes, transportant matériel, couvertures et de la nourriture pour 12 jours.

Par contre, le plus difficile était lorsque que nous nous présentions dans les communautés pour discuter de notre proposition de travaillre avec les femmes. Nous sentions qu'ils ne croyaient pas ce que nous leurs disions. Cette méfiance venait du fait que nous étions des jeunes femmes, sans formation professionnelle et sans moyen de transport. C'est cet aspect qui était le plus perçu chez les hommes.

D'un autre côté, nous n'avions ni l'approbation de la majeure partie des ONGs, ni de l'église. Ceux-ci argumentaient que c'était une proposition féministe y divisioniste de la famille campesina (de la campagne). Afin de nous discréditer, ils ont utilisé les moyens les plus bas, incluant la difamation et l'affrontement avec la représentation départemental paysanne.

À partir des années 90, lorsque le thème de «género» (genre) a surgit comme une condition pour tous les projets, notre proposition se renforça au niveau régional et lentement, il y a eu plus d'acceptation et d'ouverture à une coordination d'activités.

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